GNU-vautés

Blog sur les nouveautés du pôle sud…

Installer SystemRescueCd sur sa clef USB

Aujourd’hui, nous allons voir comment mettre de côté un peu de place (300 Mio) sur une clef USB pour y installer SystemRescueCd.

Qu’est-ce que SystemRescueCd ?

Et bien SystemRescueCd est un liveCD crée dans le but d’être utilisé pour réparer son système.
En plus d’être bien documenté et parfaitement fonctionnel, il offre en plus plein de logiciels utiles dans toutes les occasions.
Citons par exemple les outils :
- Pour partitionner ou récupérer des données effacés (fdisk, GParted, TestDisk, PhotoRec, …)
- Pour réparer ses systèmes UNIX : possible par exemple de booter sur un noyau 32 bits ou 64 bits pour faire un chroot ensuite
- Pour remettre à 0 ses mots de passe Windows
- Pour tout le reste : anti virus, logiciels de backup, gestion de nombreux formats de partitions (dont NTFS), …

Autant dire, tout ce que vous risquez d’avoir besoin un jour ou l’autre !

Mettre ça sur sa clef USB

Le mieux pour ce genre d’outils est, je pense, de l’avoir toujours sous la main (il ne faut pas y penser une fois que l’on n’a plus un seul ordinateur qui boot dans la maison…).
Le mettre sur une clef USB semble donc une bonne chose.

Comme j’utilise aussi ma clef USB pour transporter des données, j’ai besoin qu’elle soit lisible sous Windows (je la mets donc en FAT32).
Mais comme Windows ne sais pas (ne veut pas !) reconnaître plusieurs partitions FAT32 sur un même disque, on est alors obligé de mettre la partition qui transportera les données en 1 et celle de SystemRescueCd en 2 (elle ne sera pas donc pas reconnue sous Windows, mais pas grave !).

Il y a sur le wiki de SystemRescueCd la possibilité de mettre ça facilement sur clef USB en quelques étapes :

root@sysresccd % sysresccd-usbstick listdev
Device [/dev/sdb] detected as [Kingston DataTraveler U3 ] is removable and size=957MB
Device [/dev/sdb] is not mounted
Device [/dev/sdb] has one partition: /dev/sdb1

root@sysresccd % sysresccd-usbstick writembr /dev/sdb
The device [/dev/sdb] seems to be big enough: 957 MB.
–> install-mbr /dev/sdb –force
–> parted -s /dev/sdb mklabel msdos
–> parted -s /dev/sdb mkpartfs primary fat32 0 100%
–> parted -s /dev/sdb set 1 boot on

root@sysresccd % sysresccd-usbstick format /dev/sdb1
The device [/dev/sdb1] seems to be big enough: 956 MB.
mkfs.vfat 2.11 (12 Mar 2005)
Partition /dev/sdb1 has been successfully formatted

root@sysresccd % sysresccd-usbstick copyfiles /dev/sdb1
The device [/dev/sdb1] seems to be big enough: 956 MB.
/dev/sdb1 successfully mounted on /mnt/usbstick
Free space on /mnt/usbstick is 956MB
Files have been successfully copied to /dev/sdb1

root@sysresccd % sysresccd-usbstick syslinux /dev/sdb1
syslinux has successfully prepared /dev/sdb1

Mais je ne sais pas pourquoi, quand j’adapte la méthode pour mon cas, cela vire mon partitionnement et utilise une seule partition qui fait la taille de la clef.
Pas l’idéal…

Voilà donc une méthode dérivée de celle ci pour faire ce que l’on veut (cela fait un peu bricolage mais marche très bien !) :

Commencez donc par sauvegarder les données de votre clef USB, puis partitionner là de la manière suivante (avec fdisk ou GParted ou …) :
- Première partition : FAT32 de la taille totale de votre clef – 301 Mio
- Deuxième partition : FAT32 de 301 Mio

Ensuite, à partir du liveCD de SystemRescueCd :

* On commence par lister les clefs USB disponibles :

root@sysresccd /root % sysresccd-usbstick listdev
Device [/dev/sdb] detected as [Verbatim STORE N GO ] is removable and size=3822MB
Device [/dev/sdb] is not mounted
Cannot identify which partition to use on /dev/sdb

C’est donc /dev/sdb qui nous intéresse ici.

* On formate la partition qui va contenir SystemRescueCd :

root@sysresccd /root % sysresccd-usbstick format /dev/sdb2
The device [/dev/sdb2] seems to be big enough: 305 MB.
mkfs.vfat 3.0.2 (28 Feb 2009)
Partition /dev/sdb2 has been successfully formatted

* On copie les fichiers nécessaires sur la clef :

root@sysresccd /root % sysresccd-usbstick copyfiles /dev/sdb2
The device [/dev/sdb2] seems to be big enough: 305 MB.
/dev/sdb2 successfully mounted on /mnt/usbstick
Free space on /mnt/usbstick is 306MB
Files have been successfully copied to /dev/sdb2

* On installe Syslinux :

root@sysresccd /root % sysresccd-usbstick syslinux /dev/sdb2
syslinux has successfully prepared /dev/sdb2

* On copie la routine d’amorçage (440 premiers octets, on ne supprime donc pas la table des partitions) :

root@sysresccd /root % dd if=/usr/share/syslinux/mbr.bin of=/dev/sdb
0+1 records in
0+1 records out
440 bytes (440 B) copied, 0.0141714 s, 31.0 kB/s

* On lance GParted, et on ajoute le drapeau Boot sur la partition /dev/sdb2.

Et voilà, à vous la belle clef USB pour quand vous aurez tout explosé !

Références :

  • Site de SystemRescueCd (fr, en) : vous y trouverez une bonne documentation pour faire pas mal de chose avec la bête plus d’autre façons d’installer SystemRescueCd sur votre clef USB (si vous n’aimez pas ma méthode :D )
Catégorie : GNU/Linux,Gentoo,Logiciels libres
Par chaoswizard
Le 26 mai 2010
À 20:01
Permalien
Commentaire(s) : 2
 

N’utiliser que les ressources inutilisées de son ordinateur

Dans cet article je vais présenter rapidement comment n’utiliser que les ressources inutilisées de son ordinateur (enfin quasiment) en faisant ramer le moins possible les autres applications. Ceci est surtout intéressant pour les systèmes mono-cœur qui ont vite tendance à ramer quand celui-ci monte à 100% de sa charge, et peut s’avérer utile par exemple pour ré-encoder un DVD et garder un système fluide pour les autres applications, ou encore faire ses mises à jours sous gentoo sans se dire « demain je retourne sur ArchLinux :(  »

L’outil à utiliser est « nice » qui je pense est fourni par défaut sur la plupart des systèmes GNU/Linux. L’option qui nous intéresse est -n prenant en paramètre un nombre entre -20 et 19. 19 étant la priorité minimale, donc celle qui permet de piquer le moins de ressources aux autres processus, et donc de faire ramer le reste du système le moins possible. La priorité est propagée aux processus fils, donc par exemple si on lance emerge avec la priorité 19, tous les processus que lancera emerge auront aussi la priorité 19.

Un petit exemple pour utiliser nice en donnant la priorité minimale à ffmpeg :

nice -n 19 ffmpeg paramètres_de_ffmpeg …

Pour plus d’info sur nice, je vous laisse regarder le man.

Il faut aussi savoir que pour élever la priorité d’un processus (donc donner un nombre négatif à nice), il faut les droits root.

Donner une priorité plus faible à un processus (donner un nombre positif à nice) va aussi ralentir l’exécution de ce processus. Si le système est peu chargé, le ralentissement est négligeable, mais si une autre application lancée en même temps prend beaucoup de ressources, le ralentissement peut être important.

Il est aussi possible de changer la priorité d’un processus déjà lancé avec la commande renice. Je vous laisse vous référer au man de renice.

EDIT : Je remercie nico pour son commentaire qui nous informe qu’il est possible d’utiliser la commande ionice pour faire la même chose mais sur les entrées/sorties, ça peut être intéressant pour les applications qui font énormément d’appels au disque dur.

Catégorie : ArchLinux,Debian,GNU/Linux,Gentoo,Logiciels libres,Ubuntu
Par ezaeza
Le 13 avril 2010
À 19:47
Permalien
Commentaire(s) : 5
 

Videz le cache de votre gestionnaire de paquet

Sur mon portable, j’ai un disque dur IDE 40Go 1.8 pouce, il y a très peu d’autres modèles avec des capacités légèrement supérieurs, et assez chères. Tous les possesseurs d’eeepc et compagnie se trouvent dans la même situation que moi, avec des capacités encore plus réduites.

Donc 1Gio sur ce genre de petites machines est très précieux. Il se trouve que dans toutes les distributions GNU/Linux que je connais, il y a un cache créé par le gestionnaire de paquets qui peut prendre plusieurs Gio en un an. Ce cache permet d’éviter de re-télécharger les paquets lors d’une réinstallation d’un programme. Si vous ne réinstallez des programmes que très rarement, il n’est pas forcément très utile. Pensez donc régulièrement à le nettoyer des paquets plus installés (ancienne version après une mise à jour par exemple) voir même à supprimer tous les paquets (même ceux installés, ceci nécessitera de re-télécharger un paquet si vous voulez le réinstaller).

Pour nettoyer le cache sur ArchLinux (et surement autres distributions utilisant pacman) :

# pacman -Sc

Pour vider tout le cache sur ArchLinux :

# pacman -Scc

Pour nettoyer le cache sur Gentoo :
Utiliser l’utilitaire eclean disponible dans le paquet gentoolkit

# eclean distfiles

(utiliser l’option -i pour le faire en mode interactif)

Pour vider tout le cache sur Gentoo :
Assurez vous qu’il n’y ait rien que vous voudriez garder dedans avant puis :

# rm -rf /usr/portage/distfiles/*

Sous Gentoo pensez aussi à supprimer les anciens noyaux. Les sources et tout dans /usr/src/linux-… prennent plus de 500Mio par noyau :(

Je laisse le soin aux utilisateurs d’autres distributions de regarder le man de leur gestionnaire de paquet, ou d’aller faire un tour sur la doc en ligne de leur distribution.

Catégorie : ArchLinux,GNU/Linux,Gentoo,Logiciels libres
Par ezaeza
Le 14 novembre 2009
À 16:33
Permalien
Commentaire(s) : 3